Compte rendu
Ambiance des très grands soirs au stade Vélodrome pour ce dernier match de la 6ème journée de Ligue 1. Alors que les mots
« affiche », « pression », « test » ou encore « crainte » ont beaucoup été utilisés ces derniers jours, les Monégasques pénétraient sur la pelouse du Vél' l'esprit libre et la force tranquille. Rien à perdre, c'est ce que devaient se dire les hommes de Ricardo avant de défier chez lui un des gros morceaux de la Ligue 1. Face au 4-2-3-1 d'Erik Gerets (la même défense que contre Liverpool, Cana et Cheyrou à la récup, le quatuor Ziani-Valbuena-Koné-Niang en attaque), le coach brésilien restait fidèle à son 4-4-2 avec Ruffier dans le but, Modesto arrière droit, Simic-Nkoulou en défense centrale, Cufré à gauche, Leko et Gosso à la récup, Alonso et Meriem sur les ailes et le duo Park-Nimani aux avant-postes.
Domination marseillaise
Comme à son habitude sur sa pelouse, l'OM n'attendait pas bien longtemps pour mettre la pression sur la défense adverse. Les premières situations dangereuses étaient donc marseillaises : un essai de Cana après un mauvais dégagement de Ruffier (2e), une frappe puissante, croisée mais hors cadre de Valbuena (3e) puis un débordement de Taiwo bien lu par Simic (8e). Bien en place, agressifs et travailleurs, les Rouge et Blanc laissaient passer cette première averse avant de prendre un peu plus d'initiatives pour aller porter le jeu dans le camp olympien. Les occasions restaient néanmoins pour les locaux qui se heurtaient à un Ruffier des grands soirs.
Koné et Ziani voyaient coup sur coup leur frappe repoussée par le portier monégasque (20e) avant que Valbuena (sauvetage dans les airs, 28e) puis Cheyrou (frappe de loin, 29e) ne le mettent à contribution. Mais la fin de période était plus favorable aux visiteurs avec Nimani dans le rôle du receveur malheureux. Hilton enlevait d'abord à l'attaquant monégasque une passe de Park dans la surface (32e), Mandanda s'interposait devant lui sur un bon service côté gauche de Meriem (44e), puis c'est son pied gauche, d'un tir brossé trop enlevé, qui gâchait un face à face avec le gardien de l'OM (44e). Autre point noir du premier acte : la blessure de Gosso remplacé par Perez à la 37ème minute.
Des coups à jouer pour Monaco
Même si le premier coup de chaud était Marseillais (un débordement puis un centre de la mouche Valbuena, un coup de tête de Niang mais une magnifique horizontale de Ruffier, ensuite suppléé par son poteau, 50e), la seconde période s'équilibrait et le duo Park-Nimani trouvait les espaces pour agir mais pas sévir. Un bon centre du premier devant le but était en effet repris par le second mais c'est Mandanda qui s'imposait. Idem sur cette volée violente mais trop excentrée de Nimani (65e). Côté Marseillais, la technicité et le jeu sur les côtés ne faiblissaient pas. Seule l'efficacité manquait comme sur cette frappe de Grandin dans la surface, bien repoussée par Ruffier (72e). Les dernières minutes étaient à l'image de ce second acte : une possession marseillaise et des poussées en bloc de la part des hommes d'Erik Gerets, souvent pris et donc sujets aux contres monégasques. Le dernier était pour Perez qui servait Park, un poil trop court sur ce coup-là (90e+2). Mais pas de regret pour autant et bon match nul des Rouge et Blanc, exemplaires ce soir dans l'engagement et la solidarité. Un point à bonifier dimanche prochain face au LOSC au Louis II.